- Bonne saison commandant Virginie Guyot.
Posté par Isabelle Voidey le 5 juin 2009
Je vous souhaite une très bonne saison, commandant Virginie Guyot.
La saison de meetings débute aujourd’hui, mes pensées vous accompagnent.
Première femme pilote de la Patrouille de France. 2009.
C’était son père qui l’emmenait sur les terrains, petite fille… et sa détermination et son intelligence ont fait le reste.
En position ATHOS 4 “charognard” cette année, donc “leader” l’année prochaine.
Excellente saison commandant
.
De tout coeur. Respect.
Isabelle Voidey 
Même expression, même regard que sur la photo de Virginie, ce n’est pas par hasard. Ancien pilote de haute voltige et pilote professionnelle. Pour comprendre comment mon vol a été brisé, et comment je rebondis, voir ma biographie. Je me suis trouvée aussi devant le choix de Caroline, à un degré bien moindre, lorsqu’en 98, en début de grossesse de mon 4ème enfant Armand, j’ai appris que j’avais des lésions cancéreuses. Le médecin m’a formellement contre-indiqué la poursuite de la grossesse (info vérifiable facilement).Vu le niveau de violences conjugales, et ce qui s’était passé lorsque j’ai perdu mon bébé précédent à 3 mois de grossesse, je n’esperais rien de mon mari, à qui je n’ai rien dit. Le médecin m’a expliqué la situation : le cancer peut évoluer pendant la grossesse et devenir agressif après la naissance. Mais en même temps, il était d’évolution présumée lente, et hormono-dépendant, donc susceptible d’être freiné par l’état de grossesse. Nous avons joué cette carte-là, assortie d’une ablation. Le bébé est né, et le traitement post-naissance a été assez simple, il est presque passé inaperçu (enfin… disons que je ne m’émeus pas facilement : c’est un ttt, pour un souci, au moins on a une solution, point barre). Pendant ce temps, j’ai dû réanimer mon bébé victime d’un arrêt (mort subite du nourrisson) à 2 mois, puis le surveiller jour et nuit. Je lui ai donné la vie, et sauvé 2 fois la vie, en même temps que la mienne était en pointillés, en sursis. C’est la première fois que je parle directement de ces moments. Autre chose est ressorti ailleurs entre 2002 et 2004, en pleines procédures judiciaires intensives (vérifiable aussi, quoi que je m’étais “planquée” pour ne pas perdre mes enfants “pour inaptitude médicale”, à cause du fusil des services sociaux braqué dans le dos par mon ex-mari), seule sans ressources avec mes enfants, et là, par contre, je conserve un beaucoup plus mauvais souvenir, et beaucoup de souffrance. J’ai cru crever. J’ai pourtant réussi deux concours pendant cette période (voir ma biographie). C’est passé aussi. Je suis guérie. Je veux vivre, reconstruire ma vie, mais je suis toujours menacée par mon ex-mari si je demande à voir mes enfants conformément à mon droit, malgré les années de séparation. D’où ce blog “percutant”, ultime tentative pour sortir de cette impasse sans me faire tuer ou voir ma vie à nouveau détruite professionnellement et socialement.
Je rappelle la présence des femmes pilotes d’hélicoptères, dont plusieurs à la sécurité civile et au samu, les hélicos de secours d’urgence.
Pensée pour Sandrine, sapeur-pompier de la Sarthe, brûlée vive par son mari en janvier 2009. Il s’est attaqué à Sandrine en tant que femme, épouse, mère, pompier. Mon ex-mari aussi détruisait mon identité : il refusait les photos, vidéos et souvenirs de mon époque pilote. Ma collection de livres de science, philosophie, la correspondance d’Einstein, le discours de Robespierre à la Convention, les pensées de Gandhi etc… ( je suis surdouée) ont disparu un beau jour et je n’ai jamais su ce qu’ils étaient devenus. Ma carrière-reconversion à la Banque de France a été détruite. Mes enfants enlevés en urgence sur accusations calomnieuses et diffamations, n’arrivant pas à récupérer la garde après 5 ans de procédures. Et tout ça, en appuyant sans cesse sur ce qui fait mal : les agressions que j’ai subies et qu’il utilise. J’ai eu son Berreta sur la tempe, enceinte de 5 mois, 2 semaines d’hosto, je n’oublierai jamais, le reste et les menaces constantes non plus. Le danger est toujours là. D’où mes appels au secours sur ce blog, conçu pour “percuter”. Mais ça ne m’empêchera pas de continuer. Détermination.
Et comme le commandant Guyot l’a fait à la fin de son article, et dans les reportages télévisés, pensée spéciale pour Caroline Aigle : “Celle-ci ( l’armée de l’air) compte une dizaine de femmes pilotes de chasse dans ses rangs avec une grande absente, le commandant Caroline Aigle, (polytechnicienne, triathlète, future spationnaute) la première d’entre elle, fauchée à 32 ans par un cancer foudroyant à l’été 2007. “Elle nous réunissait chaque année autour d’un repas et je pense à elle souvent, bien sûr”, glisse le commandant Guyot.”
Caroline Aigle a voulu mener à bien sa grossesse malgré la maladie, a confié son époux.
Mémo :
Commandant Virginie GUYOT
1ère année à la Patrouille de France
32 ans
1600 heures de vol
Chef de Patrouille de Chasse
2002-2008 : Base aérienne de Reims : Escadron de Reconnaissance 2/33 « Savoie » sur Mirage F1 CR.
Mariée.
Il y a encore un an et demi, le commandant Guyot était aux commandes d’un Mirage F1 CR de reconnaissance à Kandahar, la grande base de l’Otan au sud de l’Afghanistan, au beau milieu d’une région fief des talibans.
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