Il n’y a pas de gens extraordinaires. Il n’y a que des gens ordinaires
avec une détermination extraordinaire.
Depuis quelques temps, des appuis se font connaitre, via des personnes manifestement formées ou informées au repérage de ces situations. C’était le but de mon blog depuis cet hiver. Alerter, après avoir épuisé tous les autres moyens. J’ai passé des années réduite au silence, immobilisée, figée dans la peur, face à un mur. Je savais qu’au moindre mouvement, je dérouillerais, via des attaques sur le plan professionnel, ou dans mon environnement social; j’étais sûre de voir ma vie à nouveau détruite. Je redoutais aussi des atteintes à mon intégrité physique, voire à ma vie. Les intermédiaires sociaux ne réussissent pas, après plusieurs années de travail, à rétablir le dialogue, état des lieux mentionné dans deux jugements. Je n’ai pas le choix.
Un choc destructeur pour moi survenu le 12 août 2008, m’a portée, dans ce contexte, à un tel niveau de douleur, de réactivation du passé et de révolte que c’est là que j’ai trouvé la force, paradoxalement, de réagir.
Devant l’impossibilité de débloquer la situation par les voies légales, car ” Il faut comprendre que quand on ne va pas bien on n’est pas crédible auprès des professionnels qui se sentent dépassés ou bien manipulés et qui plutôt vont entendre le harceleur que la victime; celle-ci devenant stigmatisée et pointée du doigt comme quelqu’un de fragile”, devant le refus de dialogue et d’avancer de mon ex-mari, devant la dangerosité de la situation pour moi, vu les violences antérieures et les menaces reçues de temps en temps, en piqûre de rappel, j’ai décidé d’engager le combat et de prendre une ultime fois tous les risques. J’ai créé ce blog en plus de mon site internet. J’ai tenté de provoquer une réaction, de la part de tout le monde et de sortir du silence. Gros coup de pied dans la fourmillière. Je n’ai pas lésiné sur les moyens pour “interpeller”. J’étais parfaitement consciente des risques que je prenais, même simplement ceux liés à la faune du web, et ceux de déranger, mais je redoutais surtout la réaction inévitable de mon ex-mari. Au point que, pendant ma rééducation, à la fin de l’hiver, suite à la casse en intervention le 15 août dernier, j’ai confié à mon kiné la peur d’un passage à l’acte imminent de la part de mon ex-mari. A mon directeur aussi, lorsque nous évoquions ensemble mon évolution professionnelle. J’ai aussi multiplié les appels au secours.
J’ai reçu l’aide d’un sénateur qui m’a appelée directement à plusieurs reprises. J’apprends qu’ il y a une enquête en cours au niveau de 2 ministères. Plusieurs personnes formées ou informées sur ces questions se sont manifestées également et agissent. En tout cas, ces présences sont très importantes pour moi, je ne suis plus seule, je sais que je suis entendue aujourd’hui. Je tiens à les remercier.
La peur est là, tellement forte aujourd’hui que j’ai mal au ventre. Parce que l’auteur de l’attaque a promis de revenir, et m’a dit que la prochaine fois, j’allais y rester, il m’a enjoint de me taire. Or je ne renonce pas, je continue à demander l’exercice de mon droit parental et de mon droit de visite, et j’ai porté plainte. Mais au moins, il y a une petite lueur d’espoir, et mon témoignage peut servir, associé à tous les autres, à mieux comprendre et déceler ce type de problème. Je n’ai toujours aucun signe de vie de mes fils, je n’ai même pas leur adresse officielle ni le nom de leur école. J’attends une lettre, une photo, un signe qui indique qu’ils sont prêts à retrouver le contact avec leur maman. Je demanderai ensuite à les voir en milieu protégé, puis une orientation progressive des relations vers une normalisation. L’aliénation parentale, la destruction et l’élimination du parent indésirable par l’autre parent dans la toute-puissance et doté en plus d’un sentiment d’impunité, c’est terminé. D’autant que mes qualités parentales et éducatives, sont largement reconnues et approuvées par les spécialistes, en ce qui concerne ma fille (qui ne peut pas non plus voir ses frères).
Je maintiens ma demande de table ronde, ou équivalent, avec un médiateur, pour tenter de dépasser le blocage dans l’intérêt des enfants. Mais j’aimerais bien ne pas avoir à ajouter un certificat médical ou un ITT pour coups et blessures de plus à la liste de ma biographie, et encore moins un rapport d’autopsie. J’aurais pu y rester accidentellement le 19 avril : tête cognée contre la table, syndrome Trintignant, ou mauvais coup suivi d’hémorragie massive, comme c’est arrivé à un agriculteur dans les mêmes jours dans ma région. Quand à l’état de choc qui a suivi, maintenant que j’en ai pris conscience, j’en ai froid dans le dos….et j’étais seule. J’avais reçu consigne de ne pas parler : je parle et j’ai porté plainte contre x. Difficilement, mais je l’ai fait. Il arrive un moment où il faut que ça cesse.
Je viens de recevoir ceci, je n’ai pas le livre, mais je transmet l’info :
Le livre édité par l‘AJC : “Le stalking ou la prédation tolérée par la société” de Murielle Anteo est maintenant disponible.
Le stalking, terme emprunté à l’américain, se traduit par un comportement menaçant, initié par un individu dont l’objectif conscient ou inconscient est l’objetisation de sa victime à des fins de domination. L’agression prend différentes formes : harcèlement moral, sexuel, économique, juridique, intrusion dans la vie privée et professionnelle, menaces explicites ou implicites, manipulation des tiers, calomnie et dans certains cas, homicide. L’agresseur peut aussi bien présenter une pathologie lourde telle l’érotomanie ou la paranoïa, que des troubles de la personnalité. Dans la grande majorité des cas, le stalking prend sa source dans une vie de couple violente physiquement ou moralement, et se manifeste à l’encontre de l’ex- conjoint à l’origine de la rupture…
Voir aussi l’article du Dr Pagnard, psychiatre victimologue, extrait de son forum, sur mon blog.
Marie-France Irigoyen : ” A l’origine de la violence domestique, on trouve à la fois des facteurs sociaux et une vulnérabilité psychologique. Cependant, la vulnérabilité psychologique, sans la facilitation apportée par le contexte social, ne suffit pas à rendre un homme violent, analyse Marie-France Irigoyen, psychiatre et psychanalyste, dans Femmes sous emprise. Les ressorts de la violence dans le couple. Oh! Editions. Ces violences ne seraient pas possibles si leurs conditions objectives n’étaient pas déjà installées par le sytème social.“
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Nous sommes des gens rigoureux, carrés, courageux, humanistes et poètes. Nous affrontons des conditions difficiles. Nous vivons notre passion et offrons du rêve.
Crâne d’avion.
Entrée d’une école de pilotage. 
Invitée à l’anniversaire de la PAF. J’avais la cotte ! Photo avant d’être jetée dans le gâteau d’anniversaire en nougat. On l’avait déjà attaqué, comme vous pouvez voir… Quand la Haute Voltige se lâche …. Quelques heures plus tard, à la même réception, j’apprenais la disparition de Guy. La photo du dessous est un retour d’entraînement voltige. Le monsieur qui m’accueille est à l’époque commissaire divisionnaire des renseignements généraux, et mon meilleur ami.
MISE EN OEUVRE DE MA CELEBRE TECHNIQUE DU “PLAN B”.
