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Témoignage en direct

Archives pour décembre 2008

- Hommes victimes, hommes violentés.

Posté par Isabelle Voidey le 27 décembre 2008

Je n’ai encore jamais vu d’homme enceinte à terre sous les coups de sa compagne.

Je n’ai jamais vu d’homme violé (même si cela arrive parfois), soumis à des mutilations sexuelles, servir de butin sexuel de guerre, empêché de suivre les cours à l’école en raison de sa condition d’homme….

La violence est la plupart du temps infligée aux femmes en raison de leur condition de femme. Exclusivement.

Les communications, d’ailleurs justifiées, des hommes sur leurs propres souffrances nous interpellent, mais ne doivent pas détourner le regard de la réalité liée à la condition féminine elle-même.

Les violences subies par les hommes de la part de leur compagne sont essentiellement verbales et psychologiques.

Leur parole est donc essentielle sur un point clé : montrer que les violences verbales et psychologiques sont  destructrices et meurtrières. Elles peuvent conduire à la destruction sociale, professionnelle, et au suicide.

Peut-être qu’on ne leur répondra pas, à eux, qu’ils sont fragiles psychologiquement : c’est la réponse renvoyée le plus souvent aux femmes victimes.

Peut-être seront-ils entendus, du moins  je l’espère sincèrement.

Car sur ce point en particulier, hommes et femmes peuvent parler d’une seule voix unie pour dénoncer et tenter de résoudre un même problème : la violence verbale et psychologique, et poser la question du respect dans les relations.

Relation égalitaire : rapport harmonieux et bijectif entre deux êtres humains.

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- Couple ou baisodrome ? Varier la sexualité.

Posté par Isabelle Voidey le 27 décembre 2008

Quand le couple s’ennuie ou se trouve envahi par la vie moderne.

Des hommes, vivant le plus souvent en couple, pratiquent le libertinage dans des clubs, ou fréquentent les baisodromes sur internet.  Ils disent avoir envie de “varier les sensations”, ne trouvant plus satisfaction auprès de leur compagne, s’ennuyant dans la routine du couple.

Ils s’envoient donc une gonzesse dans la chambre du motel F1 du coin, sans même connaître son prénom, utilisant le plus souvent des pseudos.  Ca dure 5 minutes et au-revoir. Même en admettant qu’ils utilisent alors des pratiques qui sortent un peu de leur ordinaire, on se borne quand même à une simple excitation du nerf concerné, avec peut-être un ou deux fantasmes dans l’imaginaire, éventuellement réalisés, mais c’est tout. Comme lorsqu’on met un cochon sur une truie, il se passe des choses, mais sans plus. Bon, bof… La sexualité entre êtres humains est différente de l’animalité. Il ne s’agit pas de rejeter les instincts, bien au contraire, mais des les accepter, et s’appuyer sur eux pour développer une sexualité qui envoie les deux partenaires au top.

Ces pratiques baisodromes, loin de varier et d’enrichir les sensations, bien au contraire, les appauvrissent et les détériorent.

Les hommes venant de Mars, et les femmes de Vénus, ils ont parfois du mal à se comprendre en couple.  Dans ce cas, utilisons le langage des sens, des émotions. C’est comme les mathématiques, c’est universel, et beaucoup plus simple à mettre en pratique. Comment varier les plaisirs dans votre couple ?

Un couple = le tout est beaucoup plus que la somme des parties, si j’ose dire ;-)

- Surprenez ! A certains moments de l’année, créez la surprise : une invitation, un cadeau, une attention, un pas vers elle sur un sujet qui lui tient à coeur, jouez de la guitare sous sa fenêtre, faites-lui la cour, …sachez inciter votre compagne à vous redécouvrir, retrouver et apprécier vos qualités.

- Dialogue : c’est la base, une base de confiance, sans tabou ni complexe, apprendre à se confier dans l’intimité sans que l’autre se sente blessé ou atteint personnellement. Compréhension, indulgence, ouverture, pardon, don de soi. C’est le moment de planquer la susceptibilité dans le placard.

- Le psychisme influence le corps. Il le prépare à recevoir l’acte d’amour, en déclenchant des processus physiologiques, hormonaux, nerveux, sanguins, qui vont permettre au corps de décupler les sens, la circulation de l’information sensorielle entre les capteurs et le cerveau, et l’analyse par le cerveau, en ajoutant, par cette préparation psychique, une dimension supplémentaire. Ne pas faire l’amour pour se libérer d’un stress, mais au contraire, se libérer avant de faire l’amour. Le résultat sera incomparable, pour vous, mais aussi pour votre compagne, qui va ressentir une signification différente dans l’acte, et beaucoup mieux le vivre, en profiter.

Et pour stimuler positivement le psychisme, vous pouvez, de temps à autres, apporter un soin particulier à la préparation de l’acte, une sorte de mise en condition. L’effet dure longtemps, et favorise même les initiatives plus “spontanées” :-) , parce que le terrain psychique et la réceptivité auront été préparés à l’avance :

De temps à autres, prenez le temps, au réveil, d’apporter un croissant chaud au lit de votre compagne, et de déposer une fleur sur son oreiller.Dans la matinée, aidez- la, avec des gestes simples sans risques d’erreur : plier le linge par exemple. Complimentez-la sur son sourire, son regard, sa chevelure…toutes les femmes sont belles.  Appréciez son repas, dites-le lui.  Passez derrière elle, posez délicatement vos mains sur le haut de ses bras, sans vous coller contre elle surtout,  et déposez tendrement un baiser à la base de son cou, dans la courbe de la naissance de l’épaule. Dans la journée, déposez des pétales de rose sur son oreiller, ou un petit présent. Mais jamais rien de sexuel à ce stade. Il s’agit que votre compagne se sente prise en compte, reconnue, appréciée, qu’elle se sente importante dans votre vie, qu’elle puisse exister dans votre regard.  Vous verrez que toutes ces attentions produiront un effet réciproque sur vous-même, c’est bijectif, la préparation est double. Dans le début de soirée, avant le repas, prenez le temps de partager quelque chose avec votre compagne : une livre, un album photos, une musique à écouter ensemble, un rafraichissement à la main. Rapprochez les corps et les coeurs, les intellects, commencez la fusion, tout doucement…. osez délicatement une main  sur la taille, une caresse sur la cuisse, sans plus. Envoyez-la sous un faux prétexte à l’extérieur quelques minutes, pour vous laisser le temps de préparer la suite. Le repas, si vous pouvez, vous l’aurez préparé, ou commandé.  Vous dressez la table, simple, comme à l’accoutumée,  mais avec coeur, avec le petit détail qui fera la différence : une petite fleur toute simple, modeste, et une bougie dans un photophore. Lumière tamisée, éclairage indirect, bougies, un diffuseur d’huile essentielle de mandarine, une musique douce….

L’idée, c’est d’éveiller et stimuler les cinq sens, car vous ferez ce soir l’amour avec les cinq réunis. La vue, l’ouie, l’odorat, le goût, le toucher.

- l’amour :

Commencez par un massage, des caresses. Cela peut se faire lorsque votre compagne est encore assise, à table.  respirer l’odeur de son cou, dessinez le contour de son visage avec vos mains, la courbe de sa poitrine et de ses hanches.

Puis attendez… un mot gentil, une attention. Vérifier la température de la pièce, et que vous ne risquiez pas d’être dérangés, coupez ostensiblement votre portable devant elle. Elle comprendra que les moments qui vous suivre vont être privilégiés, et sans risque d’être dérangés, vous vous détendrez mieux tous les deux. Elle sera sensible à votre attention. Pensez aux jeux sexuels.

Vous pouvez déposer une coulée de miel, délicatement, depuis le nombril jusqu”au Mont de Vénus, il faut mélanger les sens. Si votre compagne est pudique, ou souffre d’un complexe, tenez-en compte, valorisez-la, captez et aimez son corps, son odeur, sa texture, elle le ressentira, s’aimera aussi. Prenez votre temps. Vous pouvez faire une pause : vous aurez préparé un rafraichissement, un encas léger, veillez à ce que votre compagne n’ait pas froid, elle va resentir votre attention. Reprenez l’amour, en vous faisant l’amant charnel le plus passionné que possible. Parce que vous aimez l’amour, parce que vous l’aimez elle. Elle va le ressentir, et vous le rendre au centuple. Car une femme qui se sent aimée, à qui on fait attention, peut aller très loin spontanément en amour et donner beaucoup plus que vous n’auriez jamais osé l’imaginer. Ce ne sera peut-être pas tout de suite, mais elle le fera progressivement les fois suivantes.

- L’après : il faut aller jusqu’au bout de l’acte. Il y a avant, pendant, et après. L’après est très important. Il ne doit pas suciter de déception, d’amertume. L’après ne doit jamais laisser à votre compagne l’impression qu’elle n’est plus rien après que vous ayez consommé, surtout si elle a beaucoup “donné” par gestes, attitudes. Ne faites rien, ne dites rien qui pourrait la blesser. Prenez soin de votre compagne jusque au bout. Prenez la dans vos bras, reposez-vous ensemble, dans les bras l’un de l’autre, prolonger ce moment de partage et d’harmonie, ne gâchez rien, les dégâts seraient irréversibles.

Vous verrez, que cette façon d’aimer peut transformer votre relation de couple dans son quotidien. Cette préparation n’a pas besoin d’être répétrée souvent, c’est un état d’esprit qui persiste ensuite et qui renforce votre union.

Les sensations sont infiniment plus riches, vous atteignez le top du top.

Vous pouvez donc développer la sexualité et varier les plaisirs….avec votre compagne.

L’amour n’est pas une suite d’obligations, ni d’engagements : on entend ces expressions souvent, elles paralysent, inhibent et font prendre la fuite à ceux qui sont épris de liberté. Pensez moins, soyez plus spontanés, vivez simplement votre relation sans peur, ni sentiment de contrainte, mais avec estime et respect mutuel. Prenez le temps de vous connaitre, de vous redécouvrir.

L’amour est une force de vie puissante qui permet de décrocher la lune, déplacer les montagnes, et accomplir ce qu’on n’aurait jamais pensé être capable de faire. L’amour transcende tout : il permet de lutter contre la maladie, la misère, les peines, les traumatismes, il élève celui qui a été déchu,  transforme celui qui a pris des directions de vie difficiles. L’amour accomplit parfois des miracles…

Et si un jour vous souhaitez mettre fin à une relation, faites-le proprement, avec respect, sans briser votre compagne.

To B Com va mettre en ligne dans les prochaines semaines, en coopération avec des spécialistes du comportement,  une rubrique pratique sur le gestion du relationnel dans le couple, en particulier :

- repérage de dysfonctionnements,

- améliorer la fluidité du relationnel verbal et non verbal,

- anticiper et éviter les blocages,

-  en cas d’opposition : s’adapter et résoudre.

- se reconstruire, prendre soin de soi, le mieux-être.

- retrouver confiance en soi, se motiver.

La rubrique se développera au long de l’année 2009.

A suivre.

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- Clip de Claude Beaudin, auteur compositeur interprète canadien.

Posté par Isabelle Voidey le 20 décembre 2008

Claude Beaudin, auteur, compositeur interprète canadien :

Voici une chanson que j’ai écrite pour toutes les femmes victimes de violence. Si seulement ça pouvait aider a sauver une femme de cet enfer..ou qu’un homme prenne conscience de sa violence…j’aurais atteint mon but.”  

Visionner le clip

Association To B Com : osez devenir ! http://www.violence-conjugale-aider-victimes-et-violents.com/

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- Sauve ta vie ! Sauve-toi !

Posté par Isabelle Voidey le 20 décembre 2008

Il faut que tu sortes de là !  Avant qu’il ne soit trop tard !!

Personne ne le fera pour toi.

C’est ta décision, ta vie, je la respecterai quelle qu’elle soit.

Mais je serai toujours là pour toi.

Il y a du monde pour t’accueillir et te soutenir, à l’extérieur.

Mes “clientes” les plus récentes :

Michelle, Clothilde, Karine, Sandrine, Nathalie, Magalie, Carole, Nicole, Catherine :

1 blessée grave au printemps,

1 décédée cet été,

3 en danger de mort imminent,

2 en destruction progressive et méthodique,

1 a sauvé sa vie,

1 réfléchit.

Mes “clients ” les plus récents :

Gilles.

Et toi ?

Et vous, les proches, les tiers, l’entourage ?

http://www.violence-conjugale-aider-victimes-et-violents.com

Je précise que “sauver sa vie”, ne consiste pas seulement à éviter la destruction physique, mais aussi éviter la destruction de la vie psychique, affective, sociale, professionnelle….

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- Press book – témoignage, biographie d’Isabelle Voidey.

Posté par Isabelle Voidey le 17 décembre 2008

La Biographie- Témoignage d’Isabelle Voidey a été mise à jour et complété  :

L’ ancien pilote livre sa vie, son enfance, le viol aggravé, les accidents, l’évasion de Michel Vaujour,  les sauvetages in extremis, la violence, l’acharnement judiciaire, la destruction, les rebonds, et sa “technique du Marsupilami”, en exemple.

Et correction du lien vers la biographie- témoignage qui renvoyait vers une page périmée.

Un témoignage utile à tous, et surtout à toutes, victimes, professionnels et acteurs divers concernés par la violence verbale, psychologique, physique et institutionnelle et les destructions associées.

Isabelle Voidey sort du silence et parle, au travers de son expérience,  documents à l’appui, de ce qui se passe dans notre pays.

Documents, photos, les articles de presse qui la concerne.

Elle témoigne et passe à l’action pour aider, protéger, les femmes comme les hommes, les victimes de violence humaine en générale, ou judiciaire, et  servir d’exemple, montrer comment rebondir.

Elle  s’associe à d’autres témoignages similaires.

Elle montre aussi comment elle s’en est sortie, pour donner un espoir à ceux et celles qui se trouvent aujourd’hui dans la douleur.

Accès à la biographie intégrale sur le site internet.

Accès à la page Biographie résumée sur le blog .

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- Des professionnels de santé passent à l’action.

Posté par Isabelle Voidey le 17 décembre 2008

Il s’agit de cinq médecins impliqués de longue date dans la lutte contre les violences conjugales. Par leur pratique professionnelle, leur investissement associatif , leurs travaux et publications, leur collaboration avec d’autres partenaires, ils agissent pour améliorer le repérage et la prise en charge des victimes de violences.

Hospitaliers, libéraux, salariés, exerçant dans différentes régions, leurs expériences et leurs points de vue se rejoignent finalement pour une conception commune des violences faites aux femmes et de leur prise en charge.

Leur souhait est de participer à cette lutte contre les violences faites aux femmes débutée depuis de nombreuses années par les associations féministes et d’apporter leur pierre à ce combat avec leur parole et leur expérience de terrain.

Cécile Morvant, praticien hospitalier au service des urgences de l’hôpital d’Aubenas en Ardèche (07)

Gilles Lazimi, médecin généraliste au Centre Municipal de Santé de Romainville en Seine Saint Denis (93)

Emmanuelle Piet, médecin de Protection Maternelle et Infantile à Bondy en Seine Saint Denis (93)

Gérard Lopez, psychiatre à Paris (75)

Laure VanWassenhove, médecin généraliste intallée à Saint Jean de Boiseau en Loire Atlantique (44)


Site pour les professionnels de santé sur les Violences Conjugales.


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- Signer la pétition des médecins.

Posté par Isabelle Voidey le 17 décembre 2008

Les professionnels de santé ont un rôle à jouer dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Une urgence de santé publique.
Lever le tabou des violences faites aux femmes.
Sensibiliser les professionnels de santé au dépistage et à l’accompagnement des femmes victimes de violences.
Auteurs :
Dr Cécile Morvant – praticien hospitalier, service des urgences, CH d’Aubenas (07)
Dr Gilles Lazimi – médecin généraliste, Centre Municipal de Santé, Romainville (93)
Dr Emmanuelle Piet – médecin de Protection Maternelle et Infantile, Bondy (93)
Dr Gérard Lopez – psychiatre, Paris (75)
Dr Laure Vanwassenhove – médecin généraliste, Saint Jean de Boiseau (44)
Sommaire
  • Les violences faites aux femmes sont aussi une urgence de santé publique
  • Une situation des plus inquiétantes
  • Des professionnels peu formés, une tolérance de la société inacceptable
  • Formation des professionnels de santé

Merci !
Pétition ouverte à tout public.

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- Des professionnels peu formés.

Posté par Isabelle Voidey le 17 décembre 2008

Extrait de l’article paru sur “Centres de santé” :

De lourds impacts sur la santé mentale et physique :

Selon l’OMS, ces femmes perdent entre 1 et 4 années de vie en bonne santé et la prise en charge d’une femme victime de violence coûte deux fois et demi plus cher que la prise en charge d’autres femmes.
Les violences des hommes sur leurs compagnes coûtent chaque année à l’état environ un milliard d’euros, estimation remise par le CRESGE au ministère de la cohésion sociale et de la parité en 2006.
L’impact de ces violences sur la santé des victimes et de leurs enfants est en effet majeur et à la base de nombreuses consultations médicales et de consommations médicamenteuses.
Les lésions traumatiques sont la conséquence directe des violences physiques qui aboutissent parfois aussi au décès ou à l’homicide.
Les impacts psychologiques sont considérables : états d’anxiété et de stress, dépressions, risque suicidaire majoré (dans l’Enveff, les femmes victimes de violences conjugales font 25 fois plus de tentatives de suicide) ; état de stress post-traumatique (58 % des femmes violentées présentent un syndrome de stress post-traumatique positif – Astin, 1995) ; abus de substances (10 % des femmes victimes de violences conjugales abusent de drogues et de médicaments prescrits par le médecin -sédatifs, somnifères, analgésiques – Stark & Flitcraft, 1988).
Lors de la grossesse, les violences débutent pour 40% des femmes, et dans 40% les violences redoublent chez les femmes déjà victimes de violences (Johnson ,1996). Les femmes qui ont subi des violences avant ou pendant la grossesse ont 40 à 60 % plus de risque d’hypertension artérielle, de saignements vaginaux, le risque de prématurité est 37 % plus élevé et le taux d’hypotrophie des bébés est 17 % plus élevé (Silverman, 2006).
Les enfants témoins présentent les mêmes symptômes que ceux qui sont directement maltraités : entre autres, des troubles de la conduite, des états anxio-dépressifs, un risque accru de reproduction de la violence pendant l’enfance, l’adolescence et leur future vie d’adulte. Le risque pour les enfants de mères violentées d’être eux mêmes violentés serait de 6 à 15 fois plus élevé (Rosalind, 1997).

Des professionnels peu formés, une tolérance de la société inacceptable

Les gendarmes, policiers et travailleurs sociaux bénéficient de plus en plus de formations spécifiques aux violences à l’encontre des femmes, toutefois on note encore des insuffisances et de nombreuses demandes insatisfaites. Les médecins et autres professionnels de santé sont sûrement ceux qui, à l’heure actuelle, bénéficient le moins de formation spécifique.

Beaucoup de professionnels n’ont pas conscience de l’ampleur du problème des violences.

Ils ne peuvent concevoir et imaginer que les violences touchent près d’un tiers des patientes venant les consulter. Ils n’ont pas appris que les violences s’exercent dans n’importe quel milieu quelque soit l’âge, la race, l’éducation, la religion, le statut marital, le niveau socio-économique. La plupart ne voient donc pas la souffrance des femmes victimes, et participent de ce fait indirectement à leur isolement et à leur détresse.
Certains préfèrent rester passifs face aux violences ou trouvent ces situations particulièrement difficiles à gérer. Ils ont le sentiment d’être isolés, voire impuissants et craignent des retombées judiciaires.
Leurs réactions sont aggravées par le fait que nombreux sont ceux qui n’ont reçu aucune formation au cours de leurs études. Ils ne savent comment aborder le problème et prendre de bonnes décisions. Ils redoutent d’aggraver la situation avec des réactions inadéquates.
Le médecin « se perd » souvent dans le code de déontologie, ses obligations d’assistance à personne en danger, le secret médical avec ses dérogations pour toute personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique.
La rédaction du certificat médical (quasiment systématiquement demandé lors d’un dépôt de plainte), revient au médecin, là aussi plus ou moins expérimenté. Il se voit attribuer la responsabilité de la détermination de l’ITT (incapacité totale de travail) sans qu’aucune formation spécifique, ou grille d’évaluation n’ait été mise en place par la justice et les instances médicales.

La sensibilisation et la formation des professionnels sont primordiales et demeurent insuffisantes.

On ne trouve que ce qu’on cherche et on ne cherche que ce qu’on connaît bien. Si cette question n’est pas abordée dans le cursus des études, il est urgent que les professionnels des différents secteurs concernés aient accès à des données et informations spécifiques à la violence envers les femmes.

Formation des professionnels de santé

1) Développer à l’échelle nationale :

  • La formation initiale dans les facultés de médecine, les instituts de formation en soins infirmiers, les écoles de sages femmes ;
  • La formation continue : particulièrement pour les médecins généralistes, urgentistes, scolaires, du travail, psychiatres et gynécologues obstétriciens ;

2) Sensibiliser et former les professionnels de santé hospitaliers, salariés et libéraux au dépistage des situations de violences conjugales ; ( je rajoute hors extrait d’article : “médecine du travail” , c’est très important, un maillon essentiel du dépistage et du secours).

3) Leurs donner des outils pour la prise en charge de ces patients et pour une collaboration pluridisciplinaire dans leur ville ou région ;

4) Assurer l’information juridique (droit pénal, civil et code de déontologie) sur les lois en matière de violences conjugales ;

5) Entamer un vrai travail de fond sur le rôle du médecin face aux situations de violences faites aux femmes : signalement, secret médical, rédaction du certificat médical et détermination de l’ITT (Incapacité Totale de Travail).

Source de l’article : centres de santé

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- Placements abusifs, décisions arbitraires, pouvoir exorbitant que s’arrogent certains éducateurs et certains juges.

Posté par Isabelle Voidey le 13 décembre 2008

DECISION ARBITRAIRE :
de la perversité de certains éducateurs et de l’humanité des suivants :
(Nous avons résolu, avec son autorisation, de publier l’intégralité de la lettre rendue anonyme de Mme B, docteur en médecine et mère de deux garçons car cette histoire est significative de ce que l’AVPE rencontre très fréquemment).

En 1996 le Docteur B se sépare de son mari, alcoolique et violent. Trois experts confirmeront cet alcoolisme et la dangerosité du père pour les enfants. Mais ce dernier appartient au corps prestigieux de la Gendarmerie.

Docteur M. C. B. Le 30 Novembre 2006,

M,

Je me permets de vous écrire sur les conseils de Madame … pour vous informer, si ce n’est déjà fait, sur la « dérive » des éducateurs qui dépasse tout entendement !
En effet, ce sujet n’est que peu abordé dans le livre, mais mes enfants ( Gérard, 15 ans ½, et François, 13 ans ) et moi, les avons côtoyés à de nombreuses reprises depuis 2003.
Lors de l’ouverture d’une mesure éducative que j’ai réussi à obtenir après moultes bagarres en Septembre 2003, nous avons bénéficié d’un texte qui précisait « le droit de visite du père ne pourra être envisagé qu’en milieu neutre en présence d’éducateurs « nous avons alors fait connaissance avec l’AEMO.     Confiante dans cette protection de mes enfants, je me suis vite rendue compte de l’incompétence de ces gens !
En effet, nous étions confiés à Mr B. et Madame R., très pernicieux, et pervers. Je m’explique : une seule rencontre a été effectuée par leurs soins entre le père et les enfants, loin des deux domiciles parentaux. François terrorisé, tremblant comme une feuille même une heure après leur retour ( il avait 10 ans ½ à l’époque), n’a en aucun cas été sorti de la pièce, ne serait-ce que pour le rassurer ou l’écouter. Il a assisté pendant une heure au monologue de son père venu les mains vides (ni gâteries, ni boissons, RIEN).
Suite à cette entrevue on m’a seulement dit « çà s’est très mal passé. Le père était aviné (sic) ». Fait troublant, cette constatation sera totalement occultée du rapport, et niée oralement devant la Juge pour enfants. ( « on ne peut être sûr, c’est très subjectif » ).
Madame R. partant, le dossier a continué à être suivi par Mr B. J’ai souvenir de conversations dans ma cuisine, où ce Monsieur expliquait tranquillement aux enfants « il y aurait
peut-être un avantage financier pour vous à voir votre père »… Ils n’ont ni cadeau d’Anniversaire, ni cadeau de Noël depuis 6 ans de la part de leur père !!!.
Beaucoup plus grave ce même Monsieur propose aux enfants de les monter chez leur père pendant les vacances de Noël 2004 : « on partira vers 10 heures, je resterai présent à côté de
vous, si çà se trouve au bout de dix minutes on repartira ». Cette conversation eut lieu pendant les vacances de Toussaint. J’eu beaucoup de mal à convaincre les enfants d’accepter cette proposition qui me semblait raisonnable. Qui plus-est j’ai pour principe de ne jamais revenir sur une promesse faite à des enfants.
Quelle ne fut ma surprise quand Monsieur B. m’a rappelée pour me dire « j’ai vu le papa, il n’y a aucun danger, je monterai les enfants vers 10 heures, et je retournerai les chercher vers 16 heures ! »
Il faut savoir quand-même, que le papa habite … à plus de 80 km de chez nous. Ce comportement m’ayant choquée, j’ai saisi sa chef de service, d’autant plus que les enfants refusaient d’être livrés en « pâture » à leur père une journée entière sans « Ange-Gardien ».
Résultat, je me suis retrouvée dans le collimateur de l’AEMO, et par là-même de la Juge pour enfants. J’étais « une mère possessive ».
Par vengeance en Mai 2005, alors que nous attendions le successeur de Mr B., la Juge pour enfants décide de placer « en urgence » mes enfants en Famille d’accueil, sous le prétexte
fallacieux de voir si leur comportement était identique en mon absence. Et là commence un horrible cauchemar pour nous trois. L’audience a eu lieu le 12 Mai 2005, le Jugement rendu le
13, les enfants enlevés au collège en plein milieu d’après-midi le 17 ! Et cette fois nous avons découverts les éducateurs « cow-boy » ! On m’a priée d’avoir l’obligeance d’apporter des vêtements de rechange, quel humanisme ! Mes deux enfants étaient terrorisés, en larmes.
Gérard répétait « je ne veux pas partir, je veux rester chez ma mère ». Et là, réponse implacable :
« Mais t’es pas obligé de venir, seulement, tu ferais bien de venir ce soir, tu as de la chance, on a trouvé une famille qui peut vous prendre tous les deux. Rentre chez ta mère, si tu veux, mais là c’est les Gendarmes qui viendront te chercher, et Dieu seul sait où tu vas atterrir » (ma secrétaire est témoin). Nous venions de découvrir l’enfer avec Mr F de l’ASE qui va « gérer » les enfants jusqu’en décembre 2005 !
En effet, impuissante j’ai assisté ce jour-là à l’enlèvement de mes enfants ! Pas d’accès à la famille d’accueil, pour ne pas influencer « l’enquête », petit accès par le Foyer 44 qui servait d’intermédiaire. Reproches incessants des éducateurs à cause de nos échanges de coups de téléphone et de sms, nous avons donc convenu avec les enfants d’un code chacun pour me dire quand la voie était libre. Grâce à ce stratagème nous avons pu communiquer tous les jours, heureusement que nous avions tous les trois un portable. Sinon, nous étions condamnés à ne
nous parler que lors de nos rencontres, soit un WE sur deux ! Quelle honte…
De plus, malgré le refus persistant de voir leur père, ils ont été montés sous la menace. En effet, courant 2003, suite à ses plaintes incessantes pour « refus de présentation d’enfants » j’ai la « chance » d’avoir deux condamnations l’une de trois mois de prison avec sursis et l’autre de six mois de prison avec sursis. Quelle aubaine pour Mr F : « les enfants, si vous refusez de monter chez votre père, votre mère ira en prison et ce sera de votre faute ! » Comment peut- on faire porter un tel fardeau à des enfants alors âgés de 11 ans ½ et 14 ans ?
A deux reprises les enfants ont donc été trimballés chez leur père. La première fois il était avec son ex-femme ( 2 jours ), on ne sait pas ce qu’elle faisait là, mais ça n’a choqué personne,
la deuxième fois, c’était sa copine ( 4 jours ) ! logique ! tout le monde fait ça ! Pas de réaction des éducateurs, et pourtant là les enfants ont été séquestrés, tenus à clé dans une chambre, quasiment pas nourris et bien sont sûr revenus avec tout le linge sale, y compris sur eux (ici, ils se changent tous les jours ).
Dans ce contexte de séquestration les enfants m’ont envoyé de nombreux sms d’appels « au secours », je leur répondais le + vite possible pour les réconforter, pour Mr F, c’est la quantité d ’échanges entre nous qui a perturbé le « bon déroulement de l’opération ! »

( la vivisection ??? )

Les enfants ont écrit 3 fois pendant leur placement à la Juge pour enfants pour la supplier de rentrer chez moi. A leurs trois lettres, une seule réponse : « c’est pour votre bien » !
Puis malgré une demande d’appel qui n’a que confirmé le placement, fin Août 2005, ils ont été transférés dans un autre Foyer. Là nous découvrons des éducateurs plus humains, mais les enfants se trouvent dans un monde de délinquants, auquel ils n’étaient pas du tout préparés.
Cependant, je reconnais que grâce à ces éducateurs, il n’y a plus eu d’obstacle pour le téléphone, et j’ai pu aller voir mes enfants à, plusieurs reprises le samedi après-midi ou le dimanche matin sous réserve de ne pas gêner les activités. Cà nous a permis de tenir le coup, puisque nous n’avions toujours le droit ne nous voir qu’un WE sur deux, alors qu’il était déjà établi qu’un droit d’hébergement chez le père était inenvisageable.
On ne sait pas pourquoi, la Juge pour enfants dans ce contexte a donc annoncé aux enfants mi-Novembre qu’elle levait le placement, mais pas avant le 16 Décembre 2005, 1er jour des vacances de Noël !
Pendant ce temps, pour ne pas raconter que de vilaines choses, j’ai eu la chance de rencontrer les seuls éducateurs qui ont pris le relais, et là, je leur tire mon chapeau ! Il s’agit du groupe Partance, et pour la première fois j’ai eu l’occasion de discuter avec des gens intelligents, sensibles, humains, attentionnés. C’est eux qui m’ont ramené les enfants le 16 Décembre. Vraiment je les admire.
De plus, ils se sont vraiment impliqués, et grâce à leur témoignage écrit, dont je n’ai eu connaissance que le 25 Octobre 2006, lors de mon 3ème passage en Correctionnelle ( pour une période couverte par la mesure éducative ), j’ai bénéficié d’une « relaxe ». En effet, ce sont les seuls à avoir écrit que la seule personne qui faisait obstacle aux rencontres, refusant de se déplacer, et ne prenant jamais de nouvelles des enfants, c’était le père. Alors pourquoi porter plainte ?
Voilà, j’espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec ma longue lettre, et j’espère surtout vous avoir éclairé sur des faits très graves, allant tout-à l’encontre de l’intérêt des enfants. Si je prends la peine de vous écrire tout ceci, c’est parce que j’ai découvert dans le livre que nombre de mères par peur, ou manque de courage baissent les bras…Ce n’est pas compréhensible pour moi, j’ai toujours tout fait pour défendre mes enfants, et je continuerai à me battre pour les protéger, et aussi pour éviter que notre cas devienne monnaie courante !
Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, et vous prie de bien

vouloir agréer, M, …

Docteur M.B.

Commentaires :

► Il faudra au docteur M.B. attendre fin 2006 pour qu’un nouveau juge reprenne tout le dossier et relaxe la mère.
►Dans plusieurs dossiers (heureusement !), c’est l’arrivée de nouveaux éducateurs ou d’un nouveau juge qui va inverser ou corriger les premières décisions dévastatrices pour les enfants. Ce n’est (hélas !) pas toujours le cas.
►Cette affaire illustre encore une fois le pouvoir exorbitant que s’arrogent certains éducateurs et certains juges. L’indépendance de la Justice, certes, est souhaitable mais celle des juges, et a fortiori celle que s’attribuent des éducateurs, sont très certainement à reconsidérer.
►Il est à noter que l’audition des enfants prescrite par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (ratifiée par la France) n’est toujours pas respectée ni dans son esprit, ni à la lettre.

Source de l’article.

Avertissement.

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- Cas exemplaire d’acharnement institutionnel.

Posté par Isabelle Voidey le 13 décembre 2008


L’art d’enlever une enfant à une mère battue aux qualités éducatives reconnues et sans failles.

LA SUCCESSION DES FAITS

En 2006, N…,, s’est vue arrachée à sa maman, à vingt-cinq jours de Noël et au terme d’un enchaînement de faits pour le moins troublants .
En 2003, la maman ayant été frappée par son compagnon avait fui le domicile conjugal. Le médecin qui l’avait examinée lui octroya 10 jours d’ITT. Deux autres médecins (dont un légiste) confirmèrent les coups. Elle porta plainte mais celle-ci fut classée sans suite comme si les condamnations publiques des violences contre les femmes ne procédaient que d’effets d’annonce. Entre temps, le père demanda et obtint aussitôt la résidence alternée.
Voici les faits les plus significatifs pour lesquels l’AVPE dispose de toutes les pièces justificatives :
►Menaces réitérées du père à l’encontre de l’expert officiel mandaté par le tribunal, lequel écrivit à la Juge Aux affaires Familiales pour renoncer à lui remettre son rapport (cf la lettre du docteur B….. , expert auprès de la Cour d’Appel de Paris et de la Cour de Cassation). Le père n’en fut pas inquiété..
►Démarche d’intimidation du père auprès de l’employeur de la mère, lui suggérant de
licencier sa collaboratrice.
►Propos cruels tenus à l’enfant par l’éducatrice du service AEMO. Le rapport du nouvel expert mandaté par le juge (le docteur D…) indique que la petite « N… aurait exprimé sa peur
de se voir confiée à « d’autres gens », menaces qui auraient été proférées par l’éducatrice d’AEMO à N…».
► En 2006 : le père voulait remettre en cause l’ordonnance de 2004 qui lui accordait sa fille
en août .
-  Avril 2006 : le père demande donc l’inversion du calendrier des vacances d’été. Par une ordonnance du 29 juin 2006, la juge aux affaires familiales répond favorablement à sa
demande en lui accordant sa fille en juillet, ce qui contraint l’employeur de la maman à bouleverser le planning des congés de l’entreprise au dernier moment.
-  6 juillet 2006 : le père ne vient pas chercher l’enfant et sollicite en référé une nouvelle inversion des vacances. (il dira ne pas avoir été avisé de l’ordonnance précédente et ne pas voir reçu le recommandé). Par le jugement du 28 juillet 2006, la juge satisfait à la nouvelle demande du père et ordonne une nouvelle inversion du calendrier (retour à la situation de juillet
2004 : août pour le père). L’employeur de la mère refait son planning.
La maman exécute la nouvelle décision du juge mais décide de faire appel..
-  26 juillet 2006 : mise en garde à l’encontre de la maman du chef de service AEMO qui nous a reçus à notre demande, en présence de cette dernière. Au cours de cet entretien, il a dit à la maman, devant les représentants de l’AVPE: « si vous faites appel des ordonnances, j’enverrai N… en famille d’accueil ». De toute évidence, il s’agissait d’interdire à la maman d’exercer un droit fondamental : celui de faire appel. Les attestations de la présidente et du vice-président de l’AVPE présents seront ignorées lors du jugement . Ils sont toujours prêts à les répéter sous la foi du serment devant le juge.
►Pression permanente de l’éducatrice des services sociaux qui convoque la maman, annule les RV au dernier moment , les reporte sans se soucier de son activité professionnelle.
►Retentissement au niveau de l’école : une série d’incidents sont rapportés par la seule éducatrice qui procède à des attestations indirectes de ce qu’auraient dit les enseignants. Ces fausses attestations comme toutes les informations mensongères concernant l’AVPE –nous voulions porter plainte-vont être reçues par la juge comme des pièces authentiques. Les attestations des parents des élèves de la classe de N… seront par contre ignorées par la juge .
Seuls sont pris en compte les rapports du service de l’AEMO qui décrit des faits dont il n’a pas été témoin ou qui sont de pures allégations mensongères..
Ainsi, à la page 4 du jugement du 30 novembre , on peut lire au 1er paragraphe :
“Que l’enseignante de N… a constaté une aggravation de son mal être avant les vacances de la Toussaint, la fillette présentant un visage fatigué les traits tirés et les yeux cernés les semaines où elle réside chez sa mère”.
Or cette même enseignante avait enfin accordé à la maman, après plusieurs demandes, un rendez-vous le vendredi 20 octobre à 17H00, (l’enseignante était assistée de la directrice), Elles ont fait le bilan de ce 1er trimestre avec, en support, les évaluations de N…, concluant qu’elle avait réussi ses tests à 95%. , que N.. était une petite fille très agréable , gaie, que tout allait très bien, ce que la maman, tout heureuse s’est empressée de nous répéter par téléphone. C’était juste avant les vacances de la Toussaint…. La directrice avait tenu au téléphone les mêmes propos à la présidente de l’AVPE . On n’est pas à une contradiction près.

LE JUGEMENT DU 30 NOVEMBRE 2006 : la descente vers l’horreur

(La juge ayant été saisie par le service d’AEMO)

Après avoir rappelé dans ses attendus que (p.6) « compte tenu de l’âge de N…, la mère apparaît naturellement comme la principale figure d’attachement » , … attendu que l’expert décrivait le père « comme intransigeant, rigide et disqualifiant volontiers son ex-compagne », « que la décision ne saurait en aucun cas être interprétée comme une remise en cause des
capacités éducatives de madame … (la maman), ni de la qualité de la relation affective entretenue avec N… ; qu’elle ne doit pas non plus être analysée en terme de sanction… »

PAR CES MOTIFS :

►Confie N… à son père à compter de ce jour jusqu’au 1er juin 2007.
► Limite le droit de visite de (la maman) à un droit de visite en lieu neutre durant deux heures deux fois par mois, médiatisé par un représentant du service AEMO.
►Limite les contacts téléphoniques à deux par semaine.
►Subordonne le droit de correspondance de (la maman) au transit des courrier et paquets par les service d’AEMO.
►Fait interdiction à (la maman) de :
- se présenter à l’école en dehors des rencontres parents d’élèves et enseignants, au domicile du père, au domicile de l’assistante maternelle de, sur les lieux d’activité de N….
- de communiquer avec N… par l’intermédiaire de tierces personnes.

En résumé:

► En dépit des violences, des manœuvres du père, en dépit des qualités éducatives reconnues à la maman et malgré le grand attachement (non fusionnel) qui la lie à sa fille (selon
l’expert) , la juge a décidé de retirer la garde totale à cette maman. Elle ne pourra voir sa petite fille que deux fois deux heures par mois, sous surveillance, dans le local des services sociaux comme si elle était dangereuse pour son enfant.
►Cette décision du juge nous semble si cruelle, si aberrante que nous tentons de chercher une explication. Peut-être est-elle dans un des attendus de la juge qui reprend avec
force les arguments de l’avocate du père :
« Attendu que Maître L… ( conseil du père) , exprime des inquiétudes pour le devenir de N… qu’elle estime victime du syndrome d’aliénation parentale (SAP)… ».
Or cette supposée pathologie est absolument contestée par les plus grands psychiatres mondiaux car non fondée sur une étude scientifique. Pour ce qui est de la petite N…, au nom de
quelle compétence médicale usurpée, cette avocate a-t-elle posé un diagnostic médical ?
Comment la juge a-t-elle pu s’appuyer sur de telles allégations contradictoires avec les rapports de tous les experts psychiatres ?
► La petite N… a donc été brutalement séparée de sa maman. Cette rupture, durement vécue par l’enfant, va s’étendre à ses oncles et tantes, ses petits cousins, son papy auxquels elle est très attachée.
►Quant à la juge, elle est bien consciente que l’enfant sera malheureuse, précisant dans ses attendus « que la présente décision revêt à l’évidence un caractère immédiatement traumatisant pour l’enfant dont la vie quotidienne va être bouleversée » .
L’expert avait prévenu qu’en cas de retrait de l’enfant , « le traumatisme induit serait disproportionné avec les causes ». mais la juge affirme que sa décision « est nécessaire pour préserver son développement psychologique ». Voire …

Nos commentaires :

►Cette affaire démontre une fois encore que la résidence alternée imposée par le JAF en cas de conflit parental et de violence a des conséquences désastreuses.
►Ici, la juge, de toute évidence , comme beaucoup de magistrats, a pris essentiellement en compte l’avis des services sociaux derrière lesquels elle se serait abritée. Cette attitude est de plus en plus fréquente tant les juges se disent
accablés de dossiers. Or les travailleurs sociaux sont invités à investir un pouvoir exorbitant fondé sur des compétences qui ne sont pas les leurs. N’est pas psychiatre ni juge qui veut ? Ici s’ajoute le rôle des services sociaux à l’école, lesquels ont effectué des rapports constituant des attestations indirectes de ce que leur « aurait dit » la directrice, qui avait tenu à la maman et à la présidente de l’AVPE des propos absolument opposés.
►L’AVPE ne peut que constater, au vu de nombreuses affaires, que lorsque des réseaux se mettent en place pour s’acharner contre un parent, on n’hésite pas à sacrifier l’enfant. Ici l’indépendance des juges se double d’une auto proclamation
par les travailleurs sociaux de leur propre indépendance.
►Pour cette affaire, l’AVPE a rencontré de très hauts responsables de l’Etat.
Au vu des pièces, ils ont tous été scandalisés. Mais tous ont craint que leurs interventions soient considérées comme des pressions exercées sur la justice. C’est bien là le problème de fond. La justice est indépendante. La majorité des magistrats
assument avec conscience cette responsabilité. Ceux qui dysfonctionnent considèrent cette indépendance comme un privilège attaché à leur personne et non
à l’institution qu’ils servent . Il est grand temps de légiférer pour que les juges, comme les médecins, les architectes, les policiers, les militaires, les enseignants soient responsables de leurs actes professionnels.
Seul le législateur pourra faire en sorte que la justice soit en accord avec les citoyens qu’elle est chargée de protéger. (Actuellement, cette affaire suit son cours sinueux et marqué d’embûches, de traquenards avérés mais non dénoncés. Les paroles des uns sont systématquement niées tandis que les allégations mensongères des autres sont considérées comme “paroles d’évangile.)

Mais N… grandit : elle sera bientôt JUGE de ce qui s’est passé!


Source de l’article.


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- Des cas de maltraitance institutionnelle suite à violence conjugale.

Posté par Isabelle Voidey le 13 décembre 2008

Prison avec sursis pour une mère battue hébergée avec ses enfants par une association.
(D’après les faits relatés par l’AFP du 26.07.07 | 18h10 ) –


Hospitalisée en 2003 après avoir été victime de violences de la part de son mari, une femme avait été orientée par les services sociaux, avec ses enfants, vers une association d’aide aux femmes battues.
Elle avait déposé plainte pour violences mais celle-ci avait été classée sans suite, malgré l’ouverture d’une information judiciaire, en raison du départ de son mari dans son pays d’origine.
Apprenant que la plainte avait été classée sans suite, le mari est revenu et a, à son tour,porté plainte pour « soustraction d’enfants ».
Bien que victime de violences conjugales, cette mère a été condamnée à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel .
Poursuivie par son mari, elle devra en .outre lui verser 800 euros de dommages-intérêts pour ne pas avoir communiqué au père sa nouvelle adresse lorsqu’elle avait été recueillie par l’association .
Poursuivies, elles aussi, pour “soustraction d’enfants”, l’association et sa présidente  ont en revanche été relaxées.
“La conséquence de cette décision “par rapport aux femmes est vraiment terrible: Cela veut dire qu’on ne peut pas partir, se mettre à l’abri sans communiquer à son mari qui est violent où on se trouve”, a ajouté la présidente de l’association. Le jugement a également été vivement dénoncé par la Fédération nationale Solidarité femmes.
“Cela me choque profondément, l’histoire est complètement renversée”, a déclaré à l’AFP sa vice-présidente.
Le fait qu’une femme ait été condamnée “pour avoir protégé ses enfants de violence” “casse tout le travail de notre Fédération”, a-t-elle poursuivi, rappelant qu’il y avait “des constats” et “des faits précis”, les pompiers étant venus chercher la femme battue et ses trois enfants à son domicile.

Nos commentaires :

► La femme battue peut être en France autant victime des institutions que de son agresseur Il faut savoir que lors de l’élaboration et du vote de la loi de 2002,en dépit de l’excellent travail des commissions parlementaires, malgré les amendements de plusieurs députés, la prise en compte de la violence sur les femmes pour statuer sur la garde des enfants a été refusée par la ministre . Ce sujet est tabou pour les politiques. La présidente de la délégation du Droit des Femmes au Sénat, lors de sa conférence de presse, nous a déclaré que ce n’était « pas près de changer tant sont fortes les pressions qui s’exercent pour que rien ne
bouge. »
►Une femme battue n’a pas à indiquer son adresse personnelle à son celui qui l’a agressée. Elle doit respecter néanmoins la décision de justice concernant le droit d’hébergement des enfants.Le tribunal concerné semble l’ignorer.
►Il faut savoir que même lorsque la justice pénale punit le responsable de la violence, le juge aux affaires familiales n’en tient pas nécessairement compte.
►Ce n’est que très récemment que l’on admet (en théorie mais bien peu en pratique) qu’un parent violent traumatise aussi ses enfants qui seront enclins à reproduire plus tard cette violence.

Source de l’article.

Avertissement.

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- Chiffres extraits du dossier de presse du Ministère accompagnant le lancement du n° d’appel national “3919″, en 2007 :

Posté par Isabelle Voidey le 13 décembre 2008

Selon la Commission Européenne, dans plus de 98% des cas, la violence est le fait de l’homme. Le reste est commis le plus souvent par des femmes en situation de rébellion contre un conjoint ou ex-conjoint violent, ou dans une tentative de défense.
Chiffres extraits du dossier de presse du Ministère accompagnant le lancement du n° d’appel national “3919″, en 2007 :
“En France, en 2006, 168 personnes sont décédées, victimes de leur compagnon ou compagne.
- 137 femmes décédées de violences conjugales : 1 femme tous les 3 jours
- 31 hommes décédés : 1 homme tous les 13 jours (les ¾ battaient leur femme). Sur les 29 femmes auteurs sur des hommes (16 en zone police et 13 en zone gendarmerie) qui ont été recensées, 15 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire (dont 12 en zone police).
- 228 victimes au total : 11 enfants, 3 adultes proches des victimes ont
également été tués et 46 auteurs se sont suicidés. “

Source de l’article et suite, sur la page d’accueil, paragraphe “de quoi s’agit-il ?”

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- “aux yeux de la société, un homme qui cogne une femme, c’est un pauvre type, un homme qui n’a pas su imposer son autorité. Pourtant, ce sont des hommes qui souffrent beaucoup.”

Posté par Isabelle Voidey le 13 décembre 2008

Extrait de l’article :

“On voulait une association d’hommes pour les hommes, on pensait que le contact serait plus facile”, précise Anne Bonnaudet. L’intuition était bonne : créée à l’initiative des féministes travaillant au centre pour femmes battues, l’association Parenthèses à la violence, où officie Pascal Cuénot, s’occupe, elle, des agresseurs. Du moins, de certains d’entre eux : tandis que Solidarité femmes accueille “plus de mille femmes” chaque année, Parenthèses à la violence ne reçoit, dans le même temps, qu’“une vingtaine d’hommes” violents.

“Un homme ne dit jamais d’emblée qu’il est violent, commente Daniel Welzer-Lang, aujourd’hui maître de conférences à l’université de Toulouse-Le Mirail. On ne bat pas une femme, même avec une rose, dit le proverbe : aux yeux de la société, un homme qui cogne une femme, c’est un pauvre type, un homme qui n’a pas su imposer son autorité. Pourtant, ce sont des hommes qui souffrent beaucoup.”

Quant à ceux – psychologues, sociologues, éducateurs spécialisés – qui s’intéressent aux hommes violents, ils sont aussi des oiseaux rares. La plupart se sont inspirés de l’expérience québécoise et, notamment, des enseignements du psychologue clinicien Robert Philippe.

Au début des années 1990, la liste de ces pionniers français n’est pas longue : Daniel Welzer-Lang et Gérard Petit, à Lyon ; Charles Hein et Michel Sylvestre, à Marseille ; Alain Legrand et Claude Mastre, à Paris ; puis Pascal Cuénot à Belfort ; et enfin Magali Barre, à Limoges. Dix ans plus tard, la liste s’est réduite comme une peau de chagrin. A Lyon et à Marseille, l’expérience a tourné court – faute de subventions – et les centres d’accueil ont fermé. A Paris (SOS-Violences familiales), Belfort (Parenthèses à la violence) et Limoges (Mots pour maux), les centres qui marchent encore survivent au jour le jour. En cette fin d’hiver, l’association d’Alain Legrand n’a que 3 000 euros en caisse. “Le ministère des droits des femmes devrait nous verser 6 000 euros – du moins, on l’espère !”, ajoute, amer, le psychologue.

“La fermeture des centres en France est une victoire de la victimologie, estime l’universitaire Daniel Welzer-Lang. L’Etat défend la veuve et l’orphelin, il assure le service minimum.” “Parler des seules victimes permet d’occulter les rapports sociaux de sexe, analyse, de son côté, la sociologue Sybille Schweier. On évite ainsi de mettre en cause la domination masculine et les relations hommes-femmes.”

La France n’est pas le Québec. Elle n’est pas non plus l’Allemagne, où existent “une vingtaine d’associations pour hommes violents”, rappelle Sybille Schweier. La résistance de ces derniers à reconnaître leur conduite et à vouloir faire l’effort de changer conforte l’inertie des pouvoirs publics. Coauteur de Vivre sans violences (Eres, 2004), un ouvrage collectif où est retracée l’expérience de son association marseillaise, Charles Hein s’amuse de la capacité des Français à croire “ que, tant qu’il n’y a pas de demande pour régler un problème, c’est qu’il n’y a pas de problème”. Et conclut : “Puisque les hommes agresseurs ne sont pas demandeurs, c’est sans doute qu’ils n’existent pas !”

24 mars 2004

© Le Monde

Article complet avec le lien vers sa source sur le journal “Le Monde”.

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- violences-conjugales-aider-victimes-et-violents.com

Posté par Isabelle Voidey le 12 décembre 2008

Il existe un site internet associé à ce blog, très documenté par des affiches, brochures, vidéos, documents à télécharger, géré par To B Com association. Avec en entrée, une très belle chanson inédite.

http://www.violence-conjugale-aider-victimes-et-violents.com

Il s’adresse aux femmes comme aux hommes, aux victimes comme aux auteurs de violences, sans victimiser les uns ni stigmatiser les autres.

Il apporte un regard nouveau et de véritables outils concrets. Ce n’est pas “un site de plus”, mais un “nouveau site”, créatif et novateur. Assez de paroles : Action!

Des explications, des conseils, des aides, une base d’informations de près de 70 pages en équivalent imprimé, une plateforme d’appels, des formulaires d’attestation, des modèles de certificats médicaux…

Le press-book et le témoignage d’Isabelle Voidey, auteur de ce blog, présidente de To B Com et webmaster du site internet sont sur le site Violences Conjugales.

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- Témoignage sur TF1 : les difficultés pour sortir de cette situation.

Posté par Isabelle Voidey le 12 décembre 2008

Une femme victime de violences conjugales a accepté de témoigner et d’expliquer ses difficultés pour sortir de cette situation. Explication de Viviane Monnier, directrice d’association d’aide aux femmes battues.

25 novembre 2008

Témoignage sur le JT de 13h ,TF1

Double-clic sur l’image de l’enregistrement du JT pour passer en mode plein écran.

Source de l’article.

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- Coup pour coup ? => trait pour trait !

Posté par Isabelle Voidey le 12 décembre 2008

26 novembre 2008.

VIOLENCES CONJUGALES : « A CONTRE-COUPS, FAIRE DU BRUIT POUR BRISER LE SILENCE ».

« Je vous invite tous, vous les hommes, les femmes et les jeunes à venir entendre, à venir écouter, à faire du bruit pour briser le silence » en présentant le concert organisé le 2 décembre à l’Eden, Claudie Szpakowski a clairement défini l’objectif de ce spectacle qui comme l’an dernier avec « Des illusions, désillusions » sensibilise les populations aux violences conjugales.« Il est vrai, comme l’a fait remarquer Jean-Jacques Thomas, que la prestation de la chorale d’enfants, celle du groupe rock Amalthys, rap avec « la rime métisse » démontre la nécessité de diversifier les modes de sensibilisation ».

Sortir du champ social pour entrer dans le champ culturel : à l’instar des comédiennes de l’atelier des Transfrontalières, la représentation théâtrale créée à Hirson et la mise en scène de Philippe Péroux connaît un succès mérité. Les actions Thiérachiennes vont, en effet, se produire le 25 novembre à Amiens et à Lille, le 9 décembre à Hirson, le 16 décembre à Soissons et le 19 janvier à Bohain.

Il est vrai que la situation en France impose effectivement de briser la loi du silence. En 2007, 23 assassinats, 156 homicides volontaires et 13 violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ont été enregistrés, soit une augmentation de 14 %. Toujours l’an dernier, une femme décède tous les 2,5 jours, victime de son compagnon ou ex-compagnon.

VIOLENCES_CONJU_08_a_16B2CCCertes, depuis 2006, les avancées législatives existent, mais les victimes de violences conjugales ont plus que jamais besoin d’écoute et de soutien, d’hébergement et de protection pour elles et pour leurs enfants, de soins médicaux, d’information et d’accompagnement dans leurs démarches.

L’action du « Point Infos-santé » et du CCAS d’Hirson a donc permis de créer à Hirson l’un des premiers réseaux d’information et d’y associer la Délégation départementale aux Droits des Femmes et à l’égalité, l’ensemble des acteurs locaux, le Fonds interministériel de Prévention de la Délinquance et le Conseil Régional de Picardie.

Comme cela fut rappelé « On accuse les femmes de se taire, mais encore faut-il savoir les entendre. » C’est le cas à Hirson et pas uniquement le 2 décembre.

_ « A contre coups » – 2 décembre 2008. Eden à Hirson. Entrée gratuite.

Source de l’article de Jean-Jacques Thomas, Maire d’Hirson et 1er Vice-Président du Conseil Général.

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- Patrizia Romito, Un silence de mortes – La violence masculine occultée, Syllepse, Paris, 2006.

Posté par Isabelle Voidey le 12 décembre 2008

«La stratégie patriarcale permet de nier la violence conjugale»

Paru le Jeudi 27 Novembre 2008.

COLLOQUE – Les lois visant à interdire la violence conjugale sont lacunaires: les femmes continuent de subir des agressions masculines. Un symposium national s’est interrogé sur la question.
Cristallisées au sein de la sphère familiale, les violences envers les femmes ont la peau dure. Mardi, à Bienne, le colloque national sur les violences conjugales a posé un regard féministe critique sur les nouvelles pratiques d’intervention contre la violence. Organisé par la Marche mondiale des femmes, la Coalition féministe et la Fédération suisse des maisons d’accueil Solidarité femmes, le symposium s’est penché sur cette problématique délicate, qui ne va pas sans remettre en cause le modèle patriarcal. Professeure de psychologie sociale à l’université de Trieste, Patrizia Romito est particulièrement préoccupée par l’occultation des agressions masculines contre les femmes. Entretien.

Extrait :

“Je citerai la création de toutes pièces du «syndrome d’aliénation parentale». Cette chimère sert de loge à une stratégie patriarcale très puissante qui permet de nier la violence masculine envers les femmes et les enfants. Ce concept affirme sans aucun fondement scientifique que si l’enfant ne veut pas visiter son père après la séparation des parents, c’est parce que la mère l’a manipulé. Grâce à cet escamotage, la mère se trouve punie et l’enfant peut être confié au père. On sait bien que l’explication la plus raisonnable se trouve dans le fait que l’enfant a enduré des violences ou a vu sa maman en subir: l’enfant ne veut pas rencontrer son père car il en a peur. Pourtant, les juges se servent souvent du syndrome d’aliénation parentale. Cette arme dangereuse ferme la bouche aux enfants qui dénoncent les violences.”

Article en entier. Source de l’article.

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- Nouvelles antennes pour le 3919.

Posté par Isabelle Voidey le 11 décembre 2008

Violences conjugales: le 3919 sature

Par Isabelle Tallec, mis à jour le 25/10/2007 – publié le vendredi 27 juillet 2007, mis à jour à 17:40

Depuis la simplification, en mars 2007, de son numéro d’appel, le service Violence conjugale info traite près de 80 appels par jour. Pour faire face à son “succès” grandissant, 8 antennes départementales vont être installées le 1er août. Si le 3919 a amélioré le dispositif d’écoute et d’information, les besoins en lieux d’accueil pour les victimes restent criants tandis que les procédures judiciaires demeurent opaques.

La violence conjugale n’est pas qu’une affaire de chiffres, mais ce sont les chiffres qui en parlent le mieux. Depuis la simplification, il y a quatre mois, de son numéro d’appel, le service Violences conjugales Info a enregistré 7446 appels, soit une moyenne de 80 appels par jour. Mais ce sont en réalité 200 appels qui parviennent quotidiennement au 3919 sans pouvoir être tous traités.

Lancé à grand renfort d’une campagne de communication télévisée le 14 mars, le numéro à quatre chiffres avait d’ailleurs été saturé dès le premier jour, avec plus de 800 appels. Un “succès” qui révèle l’ampleur d’un grave problème de société, sujet de polémique électorale après qu’aient été révélés les chiffres officiels pour 2006 de la violence conjugale: 168 personnes, dont 137 femmes, sont décédées cette année-là en France sous les coups de leur compagnon ou compagne, soit une femme tous les trois jours.

Faute de places, les listes d’attente s’allongent
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, s’est rendu le 25 juillet avec la secrétaire d’Etat en charge de la Solidarité, Valérie Létard, dans les locaux du centre d’appel, à Paris, où il a rencontré la dizaine d’écoutantes du 3919. Conscient de l’insuffisance des moyens mis en œuvre, le ministre a annoncé l’installation de 8 antennes départementales* à partir du 1er août 2007, dont l’expérimentation fera l’objet d’une évaluation pour le début de l’année 2008.

L’occasion aussi de faire un bilan plus global de l’ensemble des besoins des associations qui assurent le suivi des femmes battues, ainsi que de la mise en place concrète de la loi du 4 avril 2006. Les principales mesures de cette loi visent en effet à mieux protéger les femmes des violences à leur encontre, notamment en élargissant le champ d’application de la circonstance aggravante, qui s’étend désormais à de nouveaux acteurs (pacsés, “ex”) et à de nouvelles infractions (meurtres, viols, agressions sexuelles). La loi est également censée faciliter l’éloignement de l’auteur de l’infraction du domicile de la victime.

Car le 3919 n’est que le premier maillon d’une chaîne censée accompagner et protéger les femmes victimes de violences conjugales. Dispositif d’écoute anonyme et confidentiel, il permet d’informer les femmes de leurs droits et de les orienter vers les structures appropriées, qu’il s’agisse de lieux d’accueil et d’hébergement d’urgence ou de services judiciaires. Et c’est là que le bât blesse. En 2006, les associations regroupées au sein de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), qui, depuis près de 15 ans, assure une écoute téléphonique aux femmes victimes de violences et gère la nouvelle plate-forme téléphonique, ont assuré le suivi de 38 000 femmes, mais seules 4500 ont pu être hébergées. Faute de places, les listes d’attente s’allongent. Quant aux recours judiciaires, ils semblent inadaptés à la complexité des dossiers.

Victimes perdues dans un dédale de lois
“C’est une question de choix politique, affirme Marie Bellanger, responsable du service Violences conjugales info. Cela ne sert à rien de multiplier les lois. Ce qu’il faut, c’est tout remettre à plat, instaurer des passerelles entre les juridictions, former magistrats, avocats, médecins, à la problématique complexe de la violence conjugale”. Elle déplore notamment “l’incohérence quotidienne entre les procédures civiles et les procédures pénales de sanction en cas de violence”.

“Lorsqu’une femme battue porte plainte, explique-t-elle, l’affaire passe en correctionnelle et la justice prononce l’éloignement du conjoint. Le couple entame ensuite une procédure de divorce, et se retrouve devant le juge aux affaires familiales qui octroie un droit de visite au père, mettant donc à nouveau en danger la mère et les enfants. Chaque procédure en annule une autre et les victimes, elles, se perdent dans un dédale de lois!”

A titre d’exemple, Marie Bellanger rappelle le cas de l’association dunkerquoise Sedire, assignée en justice pour avoir hébergé, à l’insu de son mari, une femme victime de violences conjugales et ses enfants. L’association, représentée par la FNSF, a été relaxée, mais la femme a été condamnée le 26 juillet à trois mois de prison avec sursis et 800 euros de dommages et intérêts pour “soustraction d’enfants”.

* Les antennes seront localisées à Dunkerque, Saint-Etienne, Montpellier, Aix-en-Provence, Rennes, Angoulême, Verdun et Bastia.

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- ” l’inaction de la justice, qui frise parfois la complicité avec les maris violents.”

Posté par Isabelle Voidey le 11 décembre 2008

“Un mari violent n’est jamais un bon père”.

Germaine Watine, vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), fait le point sur la lutte contre les violences infligées aux femmes par leur conjoint en France. “Le tabou se lève”, mais il reste beaucoup à faire. Elle dénonce notamment l’inaction de la justice, “qui frise parfois la complicité” avec les maris violents, et explique le choix de la FNSF de lancer une campagne choc pour montrer combien les enfants, eux aussi, sont les victimes de la violence conjugale

Où en est-on aujourd’hui en France dans la lutte contre les violences infligées aux femmes par leur conjoint?
On avance, le tabou se lève et notre lutte a gagné en visibilité. Il existe maintenant une réelle volonté politique de faire connaître la réalité du phénomène, son ampleur et sa gravité. Les statistiques deviennent plus fiables. Selon Catherine Vautrin, 3 personnes sur 10 connaissent une femme maltraitée dans leur entourage et une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Ces chiffres ne traduisent pas vraiment une aggravation des violences, aussi horribles soient-elles. Elles lèvent plutôt le voile sur la réalité.

On parle beaucoup des violences physiques. Mais qu’en est-il des violences psychologiques?
On parle plus des traces qui se voient, comme une gifle ou des coups. Il est également bien plus difficile de monter un dossier pour aller devant la justice sans ces marques physiques, alors que la souffrance est très grande dans le cas de violences psychologiques. Les hommes peuvent harceler, maîtriser, dire “tu es nulle” aux femmes et les mépriser. C’est aussi destructeur qu’une claque.

Les femmes qui font appel à vous ont-elles conscience de leurs droits?
Elles nous appellent souvent pour vérifier qu’elles sont dans un cas où une violence a été exercée. Elles se sentent coupables, se disent qu’elles l’ont mérité, trouvent des excuses… jusqu’au jour où un coup tombe sans qu’elle comprenne pourquoi ou elle se reconnaisse dans un témoignage vu à la télévision.

Que se passe-t-il après leur appel à votre permanence téléphonique (01 40 33 80 60)?
Nous tentons alors de les rétablir comme sujets devant la loi. Cette action est basée sur la victimation, et non la victimisation. Nous voulons poser leurs droits grâce à une intervention de la justice. Les sanctions ont valeur de prévention pour la récidive. Une fois libérées de l’emprise de leur conjoint qui reste parfois dans le déni, les femmes peuvent prendre des décisions et tenter de comprendre ce qui s’est passé, pourquoi pas par une psychothérapie. Mais c’est une autre étape.

La justice française en fait-elle assez pour protéger les femmes maltraitées?
Nous sommes très bons pour les discours, en France, mais pour les actes, c’est terrible! Nous n’avons aucune loi globale et cohérente, contrairement à l’Espagne qui est un véritable modèle. Les lois sur la violence générale s’appliquent, avec ajout de circonstances aggravantes dans le cas de violences conjugales. En réalité, elles ne sont pas appliquées. Tout dépend de la volonté des procureurs d’engager des poursuites, de mettre l’homme à la porte et de lui imposer des séances en groupe de paroles, par exemple. Le justice frise la complaisance, voire la complicité.

La complicité?
Oui, car on assiste à de véritables aberrations. En France, on distingue le couple conjugal et le couple parental. On pense donc qu’un mauvais mari peut rester un bon père et, dans de nombreux cas, un homme peut être mis à la porte de son domicile par la justice… mais garder un droit de visite pour voir ses enfants! Or les meurtres dont Catherine Vautrin donne les chiffres ont lieu notamment au moment de la séparation, lorsque l’homme se rend compte que l’objet qu’il maîtrisait lui échappe, ou justement pendant ces droits de visite. Ce sont les moments les plus dangereux pour ces femmes.

Vous parlez des enfants, dans ces couples. Vous avez justement lancé une campagne choc dans laquelle on voit un enfant donner un coup de pied dans le ventre de sa mère qui se trouve au sol, violentée par son conjoint. Comment a été accueilli votre spot?
Les gens sont restés bouche bée. Nous avons longuement réfléchi, car nous avons conscience que ce spot serait violent. Mais c’est un choix stratégique: combien de spots avons-nous déjà vus, sans écho? Là, nous abordons la place de l’enfant dans ces couples et les conséquences de ces violences pour lui. Ce sont des sujets qui restent encore tabou or ces enfants sont concernés, ils sont forcément traumatisés. On voit des gamins introvertis, qui s’excusent d’exister, des victimes nées qui souffrent parfois d’insomnie ou de troubles de la concentration. Et parfois, oui, ils donnent des gifles à leur mère ou la menacent de lui “couper le cou”.

Protéger les enfants de ces violences, est-ce un nouvel axe dans la lutte contre les violences subies par les femmes?
Les femmes se retrouvent devant un choix impossible. Soient elles respectent le droit de visite avec le risque des violences que cela entraîne. Soient elles éloignent leur enfant, mais alors elles deviennent des délinquantes aux yeux de la loi! Un homme poursuit même actuellement un centre qui protège l’adresse de son enfant, au nom de son droit à le voir. Il faut absolument faire comprendre que vouloir protéger les enfants n’est pas une posture sexiste ou castratrice.

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- En 2007, 166 femmes sont mortes. Près d’une tous les deux jours. Une hausse de 30% par rapport à 2006.

Posté par Isabelle Voidey le 11 décembre 2008

Tous les deux jours, une femme meurt en France sous les coups de son conjoint. Le collectif national des droits des femmes organise un rassemblement devant l’Assemblée nationale pour soutenir sa proposition de loi-cadre contre les violences faites aux femmes…

En France, une femme sur dix est victimes de violences conjugales.
En 2007, 166 en sont mortes. Près d’une tous les deux jours. Un triste bilan, et une hausse de 30% par rapport à 2006. Les femmes battues représentent un quart des quelque 47.500 victimes de violences volontaires chaque année en France.

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes, le collectif national des droits des femmes (CNDF) remet au président de l’Assemblée nationale une pétition de 16.000 signatures. Bernard Accoyer reçoit une délégation du CNDF, à l’origine d’une proposition de loi-cadre contre les violences conjugales.

Le texte qui se veut proche de la loi espagnole, va bien au-delà de la répression. Indispensable, mais insuffisante. Il prend en compte tous les aspects ayant trait aux violences : la prévention, l’information, la formation de professionnels, le soutien et la protection des victimes, le fonctionnement judiciaire, et la modification du code de procédure pénale.

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